Les Etats-Unis remportent la Coupe Davis après 12 ans de disette
[Il y a 7 Mois, le 02 Décembre 2007]
Les Etats-Unis ont mis fin à douze ans de pénitence, la plus longue disette de leur histoire en Coupe Davis, en balayant la Russie (3-0) en finale samedi à Portland. Après une si longue attente, ils n'avaient plus envie de traîner en route. C'est donc au pas de charge qu'ils ont remporté leur 32e Saladier d'argent, le premier depuis leur victoire à Moscou en 1995, ne laissant qu'un set en trois matches à des Russes incapables de lutter contre l'impatience américaine.Vite fait, bien faitVendredi, Andy Roddick et James Blake avaient déjà presque ôté tout espoir au tenant du titre en dominant Dmitry Tursunov (6-4, 6-4, 6-2) et Mikhail Youzhny (6-3, 7-6, 6-7, 7-6). Et la Russie devait encore affronter les jumeaux Bryan en double, un attelage qui n'a perdu qu'une seule de leurs quatorze rencontres et qui est N.1 mondial depuis trois ans. Samedi, dans une ferveur toute américaine, aux cris de "U-S-A, U-S-A", les frères Bryan ont donc sans surprise terminé le travail (7-6, 6-4, 6-2) face à Igor Andreev et Nikolay Davydenko, alignés pour la deuxième fois seulement en Coupe Davis."On ne partait pas à armes égales", avait soupiré Tursunov dès vendredi en référence au déséquilibre des forces dans cette finale, conclue dès le deuxième jour pour la première fois depuis 1998. De suspense, il n'y en a donc eu aucun, contrairement aux trois précédentes rencontres entre les deux pays. Mais ces rencontres étaient fortement chargées en émotion, tant cette victoire était attendue aux Etats-Unis.Surface libératriceSevrés de finale à domicile depuis quinze ans, battus à ce stade de la compétition en Suède en 1997 et en Espagne en 2004, les Américains ont sauté sur la première occasion pour gonfler leur prestigieux palmarès, où ils creusent un peu plus l'écart par rapport à l'Australie (28 trophées), la France et la Grande-Bretagne (9 chacune). Outre le soutien bruyant du public, c'est le fait d'avoir pu choisir la surface et opter pour un revêtement rapide qui a été déterminant pour les Américains, qui ont le plus souvent chuté sur terre battue, leur talon d'Achille, ces dernières saisons, comme en 2006 en demi-finale face à la Russie à Moscou.Sur la surface en dur déroulée au Memorial Coliseum, Andy Roddick, 6e mondial, est sans doute le joueur le plus dangereux du monde après Roger Federer. James Blake y vaut mieux que son 13e rang actuel et les frères Bryan y ont remporté 27 de leurs 44 titres. Un déploiement trop puissant pour la Russie, très homogène mais handicapée par les défaillances à répétition de son leader Nikolay Davydenko, qui n'a pas gagné un seul simple cett
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